19juin

Les coût indirects d’un vote en général et du vote électronique en particulier.


Quel que soit le mode de scrutin, à l'urne, par correspondance ou par Internet, l'organisation d'un vote à un coût.

Le votant est pour sa part généralement peu sensible au prix lié à l'organisation d'un vote. D'une part, parce que voter est un droit et d'autre part parce que les coûts relatifs à sa mise en place ne lui sont pas directement imputés et sont à la charge de la collectivité ou de l'organisateur du scrutin.

En revanche, le commanditaire sait que, quel que soit le type d'élection, son organisation a un coût.

Dans le cas d'un vote à l'urne, bien que l'organisation repose souvent et en grande partie sur des volontaires, Il reste cependant des coûts incompressibles tels que les consommables, les matériels de vote, les coût relatifs à la mise à disposition et la surveillance des locaux et de leur accès, le stockage, le transport et l'archivage des bulletins.

Dans le cas d'un vote par correspondance, l'organisateur fait appel à un prestataire qualifié qui lui facture l'assistance et les conseils nécessaires, la production des kits de vote par correspondance et les frais relatifs aux envois postaux du matériel et des codes d'accès.

Quid pour un vote 100% en ligne ?

Concernant l'Internet, les utilisateurs ont pris l'habitude de considérer que tout ce qui était « en ligne » était gratuit.

Le régulateur, via le RGPD, a forcé les internautes à prendre conscience que si c'était gratuit, c'est qu'ils étaient effectivement le produit. A cet effet, l'utilisateur doit désormais valider l'acceptation de cookies. Si cela parait contraignant, cette phase préalable à la consultation d'un site web a pour avantage de mettre en lumière que certaines données pourraient être transmises à des annonceurs et/ou régies publicitaire et/ou à des entreprises spécialisées dans la publicité sous forme électronique.

Concernant l'activité de vote en ligne, dont la garantie d'anonymat et de non transmission de données personnelles sont inhérents à l'activité, il va de soi qu'aucun prestataire ne transmet de données à des tiers. En d'autres termes, le prestataire de vote électronique ne peut en aucun cas monétiser ni les résultats ni les données personnelles des votants.

Le coût de la prestation correspond donc pour partie au temps passé par le prestataire à accompagner au mieux le commanditaire dans sa phase de transition vers la digitalisation, c'est à dire recueillir les besoins, assurer la phase de paramétrage préalable devant répondre aux spécificités de chaque scrutin et permettre la mise en ligne des contenus (informations, logos, listes, noms des candidats, professions de foi). Rappelons également que, conformément aux recommandations, le prestataire assure la phase des tests de l'environnement de vote avant sa mise en production (notamment en terme de charge) et enfin, assure une assistance jusqu'à la phase de dépouillement. Concernant ce dernier aspect, qui apporte au commanditaire une certaine « tranquillité d'esprit », nous laissons au lecteur le soin d'en évaluer le prix...

Une telle prestation engendre donc mécaniquement un coût minimum. Chez Euro-Vote, pour l'organisation d'un vote 100% en ligne, ce coût minimum est de 1.000 Euros (HT) pour un scrutin avec 1.000 inscrits inclus, puis 0,30€ par inscrit supplémentaire.

Rappelons ici que le vote 100% en ligne offre pour ce prix de nombreux avantages tant aux votants qu'aux commanditaires.

Par rapport au vote à l'urne, le dépouillement est instantané, le votant bénéficie d'une plage de vote élargie, peut voter quelle que soit l'heure ou le lieu et ne supporte pas les contraintes liées au déplacement. Par rapport au vote par correspondance, la flexibilité offerte par la digitalisation réduit les coûts liés aux éventuelles erreurs (contenus, noms des candidats, des listes ou des professions de foi), réduit l'empreinte carbone liée au papier et au gâchis des bulletins et enveloppes non utilisés.

#civictech, #comparateur

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